Déclaration interfédérale au Leem
MBO, une situation inacceptable
L’interfédérale CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, CGT, UNSA, tient solennellement, à l’occasion de la réunion de la commission sociale paritaire, à vous exprimer son indignation quant au traitement que la Société MBO, prestataire de service de l’Industrie Pharmaceutique, fait subir à ses salariés depuis le 30 octobre 2008.
Si des plans de sauvegarde de l’emploi pleuvent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années sans autre justification que le maintien, voire l’accroissement de la rentabilité exigé par des actionnaires voraces, la mise en liquidation de MBO révèle d’une autre logique. Et le comportement des dirigeants de MBO ne contribue pas à améliorer l’image de l’industrie pharmaceutique.
MBO est depuis fin octobre, en cessation de paiement et la liquidation judiciaire a été déclarée avec arrêt de l’activité immédiate début décembre entraînant le licenciement « sec » de plus de 800 salariés !!! La logique du profit tourne aujourd’hui à une logique de mort.
Cette situation, organisée par des « actionnaires et dirigeants avides de rentabilité et d’argent » et/ou malhonnêtes, prive les salariés des dispositions protectrices de notre droit social. Les salaires n’ont pas été payés depuis décembre, les remboursements de frais ont cessé depuis novembre. Pour certains salariés, les restos du Cœur deviennent une nécessité. Dans le même temps, les salariés sont sommés de rendre leur voiture avec menace d’être poursuivis au pénal pour vol et recel s’ils la gardaient.
A la date d’aujourd’hui les dossiers CRP n’ayant toujours pas été traités dans leur totalité les ex salariés MBO n’ont plus de salaires,pas de prise en charge possible par les ASSEDIC et plus de couverture sociale !!!
Mort programmée, mort organisée.
Refus de l’employeur de transmettre à l’expert comptable, désigné par le comité d’entreprise, les éléments nécessaires à sa mission (comptes annuels, rapports de gestion, rapports d’audit). Ceci constitue un délit d’entrave que le Comité d’entreprise a déposé, suite au vote d’une motion à l’unanimité, devant le Tribunal de Grande Instance. Le CE a déposé un droit d’alerte afin d’obtenir une vision fiable de l’avenir de l’entreprise.
Management par la menace (pressions, primes non payées) sans respect des engagements conventionnels quand on sait que les ex-visiteurs médicaux étaient tenus de faire plus de 6 contacts par jour et que les heures supplémentaires que Marc Henry BOY facturait aux Laboratoires donneurs d’ordre n’ont jamais été payées depuis 5 ans aux salariés !!!
Oui, les Laboratoires ont eux aussi contribué à enrichir scrupuleusement les « patrons voyous » du groupe MBO ignorant le Code du Travail et leur Convention collective.
Alors même que sont mises en avant une baisse du marché, une baisse des prix de ventes pour justifier des mesures de licenciements, MBO distribue à ses actionnaires 7 407 674 euros alors que le bénéfice net cumulé s’élevait à 7 068 230 euros, cherchez l’erreur !!!!!!! Peut-on appeler cela scandale ? Le mot est faible ! En outre des sommes très importantes ont été versées sous forme de salaires entre 60 000 euros et 80 000 euros aux dirigeants. M Marc Henri Boy a perçu en 7ans 2 254 680 euros auxquels s’ajoutent les sommes qu’il a perçues au titre de son salaire.
Le pire dans tout cela est que si, face à l’analyse économique, les dividendes distribués aux actionnaires avaient été mis en réserve ou, si les actionnaires avaient accepté de soutenir le groupe, le recours à des aides extérieures n’aurait pas été nécessaire et l’entreprise aurait pu être sauvée. C’est purement scandaleux. Comme le dit l’expert mandaté par le CE, ce sont donc des erreurs « voulues de surcroît » ou des fautes de gestion qui peuvent être une des raisons de ce gâchis, et non la situation de l’entreprise. On assiste là à un pillage organisé.
Malheureusement ce sont aujourd’hui les salariés qui trinquent alors qu’en période de vaches grasses, ce ne sont pas les salariés qui se sont engraissés mais des dirigeants peu scrupuleux.
Pourquoi les patrons de MBO n’ont-ils pas, dès mai 2008, mis en œuvre un PSE ? Question pertinente posée par le juge Commissaire à Mr Marc Henry BOY au Tribunal et à laquelle ce dernier n’a même pas daigné répondre !!!!
Pourquoi Messieurs Marc Henry BOY, PDG MBO, Monsieur Jean François GUIGOUT , Ex DG SDIT et M. Gérard HELLE, Ex DG MBO ont eu le « nez » de vite créer chacun une société avant de déposer le dossier de liquidation judiciaire le 4 novembre 2008 au tribunal de Commerce de Nanterre ?
Que sont devenus les contrats passés entre les laboratoires donneurs d’ordre et la société prestataire MBO ?
Quelle analyse porte le Leem sur cette situation dans laquelle le protagoniste est une des principales entreprises adhérentes à l’OPPSIS ?
Quelles solutions le Leem peut-il proposer afin de répondre aux difficultés économiques considérables auxquelles sont confrontés les ex-salariés ?
Comment les contrats du laboratoire LEO ont-ils pu partir chez CLI sans les salariés MBO ? Idem pour les contrats du laboratoire URGO ? Ainsi que les contrats du laboratoire Boerhinger chez d’autres prestataires?
Responsable de cette situation puisque alerté depuis longtemps qu’envisage le LEEM pour être plus regardant sur la bonne marche des laboratoires prestataires ?
De par son objet même, l’industrie pharmaceutique ne doit pas se comporter comme les autres industries.
Vos mandants ont franchi les limites , ainsi nous nous réservons le droit d’user de tous les recours devant une telle situation et d’alerter les médias d’une manière exhaustive sur le sujet.
L’interfédérale CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, CGT, UNSA, tient solennellement, à l’occasion de la réunion de la commission sociale paritaire, à vous exprimer son indignation quant au traitement que la Société MBO, prestataire de service de l’Industrie Pharmaceutique, fait subir à ses salariés depuis le 30 octobre 2008.
Si des plans de sauvegarde de l’emploi pleuvent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années sans autre justification que le maintien, voire l’accroissement de la rentabilité exigé par des actionnaires voraces, la mise en liquidation de MBO révèle d’une autre logique. Et le comportement des dirigeants de MBO ne contribue pas à améliorer l’image de l’industrie pharmaceutique.
MBO est depuis fin octobre, en cessation de paiement et la liquidation judiciaire a été déclarée avec arrêt de l’activité immédiate début décembre entraînant le licenciement « sec » de plus de 800 salariés !!! La logique du profit tourne aujourd’hui à une logique de mort.
Cette situation, organisée par des « actionnaires et dirigeants avides de rentabilité et d’argent » et/ou malhonnêtes, prive les salariés des dispositions protectrices de notre droit social. Les salaires n’ont pas été payés depuis décembre, les remboursements de frais ont cessé depuis novembre. Pour certains salariés, les restos du Cœur deviennent une nécessité. Dans le même temps, les salariés sont sommés de rendre leur voiture avec menace d’être poursuivis au pénal pour vol et recel s’ils la gardaient.
A la date d’aujourd’hui les dossiers CRP n’ayant toujours pas été traités dans leur totalité les ex salariés MBO n’ont plus de salaires,pas de prise en charge possible par les ASSEDIC et plus de couverture sociale !!!
Mort programmée, mort organisée.
Refus de l’employeur de transmettre à l’expert comptable, désigné par le comité d’entreprise, les éléments nécessaires à sa mission (comptes annuels, rapports de gestion, rapports d’audit). Ceci constitue un délit d’entrave que le Comité d’entreprise a déposé, suite au vote d’une motion à l’unanimité, devant le Tribunal de Grande Instance. Le CE a déposé un droit d’alerte afin d’obtenir une vision fiable de l’avenir de l’entreprise.
Management par la menace (pressions, primes non payées) sans respect des engagements conventionnels quand on sait que les ex-visiteurs médicaux étaient tenus de faire plus de 6 contacts par jour et que les heures supplémentaires que Marc Henry BOY facturait aux Laboratoires donneurs d’ordre n’ont jamais été payées depuis 5 ans aux salariés !!!
Oui, les Laboratoires ont eux aussi contribué à enrichir scrupuleusement les « patrons voyous » du groupe MBO ignorant le Code du Travail et leur Convention collective.
Alors même que sont mises en avant une baisse du marché, une baisse des prix de ventes pour justifier des mesures de licenciements, MBO distribue à ses actionnaires 7 407 674 euros alors que le bénéfice net cumulé s’élevait à 7 068 230 euros, cherchez l’erreur !!!!!!! Peut-on appeler cela scandale ? Le mot est faible ! En outre des sommes très importantes ont été versées sous forme de salaires entre 60 000 euros et 80 000 euros aux dirigeants. M Marc Henri Boy a perçu en 7ans 2 254 680 euros auxquels s’ajoutent les sommes qu’il a perçues au titre de son salaire.
Le pire dans tout cela est que si, face à l’analyse économique, les dividendes distribués aux actionnaires avaient été mis en réserve ou, si les actionnaires avaient accepté de soutenir le groupe, le recours à des aides extérieures n’aurait pas été nécessaire et l’entreprise aurait pu être sauvée. C’est purement scandaleux. Comme le dit l’expert mandaté par le CE, ce sont donc des erreurs « voulues de surcroît » ou des fautes de gestion qui peuvent être une des raisons de ce gâchis, et non la situation de l’entreprise. On assiste là à un pillage organisé.
Malheureusement ce sont aujourd’hui les salariés qui trinquent alors qu’en période de vaches grasses, ce ne sont pas les salariés qui se sont engraissés mais des dirigeants peu scrupuleux.
Pourquoi les patrons de MBO n’ont-ils pas, dès mai 2008, mis en œuvre un PSE ? Question pertinente posée par le juge Commissaire à Mr Marc Henry BOY au Tribunal et à laquelle ce dernier n’a même pas daigné répondre !!!!
Pourquoi Messieurs Marc Henry BOY, PDG MBO, Monsieur Jean François GUIGOUT , Ex DG SDIT et M. Gérard HELLE, Ex DG MBO ont eu le « nez » de vite créer chacun une société avant de déposer le dossier de liquidation judiciaire le 4 novembre 2008 au tribunal de Commerce de Nanterre ?
Que sont devenus les contrats passés entre les laboratoires donneurs d’ordre et la société prestataire MBO ?
Quelle analyse porte le Leem sur cette situation dans laquelle le protagoniste est une des principales entreprises adhérentes à l’OPPSIS ?
Quelles solutions le Leem peut-il proposer afin de répondre aux difficultés économiques considérables auxquelles sont confrontés les ex-salariés ?
Comment les contrats du laboratoire LEO ont-ils pu partir chez CLI sans les salariés MBO ? Idem pour les contrats du laboratoire URGO ? Ainsi que les contrats du laboratoire Boerhinger chez d’autres prestataires?
Responsable de cette situation puisque alerté depuis longtemps qu’envisage le LEEM pour être plus regardant sur la bonne marche des laboratoires prestataires ?
De par son objet même, l’industrie pharmaceutique ne doit pas se comporter comme les autres industries.
Vos mandants ont franchi les limites , ainsi nous nous réservons le droit d’user de tous les recours devant une telle situation et d’alerter les médias d’une manière exhaustive sur le sujet.
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