Percée du vin jaune

Publié le par Elisabeth ROTH

Ce Dimanche, réveil à 5h30 pour aller à la percée du vin jaune (http://www.percee-du-vin-jaune.com) avec un copain qui avait dégoté un groupe avec un car pour s’y rendre.
Après avoir grelotté ½ heure en attendant le car, on part enfin pour 3 bonnes heures de route. Dans le car, j’ai la bonne idée de prendre une photo d’Eric en train de piquer du nez, et là les piles qui m’avaient lâché la semaine dernière, et qui avaient chargé toute la nuit, remettent ça !! Heureusement qu’on s’arrête pour un petit pipi dans l’air du Jura (http://www.airedujura.com,  avec une reproduction du "Pavillon des cercles" de Ledoux, que j’avais pris en photo en été 2006), où je peux trouver des piles alcalines qui ont tenu tout juste pour la journée.

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Donc une fois arrivés, on sort du car et des et des mecs qui voyageaient avec nous, sortent des bouteilles de Pontarlier (boisson à l’origine du Pastis)….
On suit le troupeau, et à l’entrée du village, on reçoit (contre dix euros) un joli petit verre à se mettre autour du cou, avec dans le verre, dix coupons à remettre pour les dégustations.
Le nez rouge sur la photo, c’est le froid, j’avais pas encore bu!


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Les villages sont décorés, on peut acheter des petites barquettes de comté (cf. photo au dessus), des sandwichs et autres trucs à manger. Les viticulteurs sont installés dans les caves ou garages des maisons des villages, et ouvriront après la percée.

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On croise une confrérie de la "Saucisse de Morteau" et un bouilleur de cru. On peut même envoyer une lettre avec un flamme de la percée du vin jaune.

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Après s’être doucement dirigé vers le "stade", On attend que le tonneau de vin jaune arrive, mais ça bouchonne pas mal, car du monde s’est amassé dans les rues. Après que le tonneau soit enfin arrivé, escorté par des arbalétriers, on a droit à trois plombes de discours et d’intronisations (donc celle de Jean-Marie Pelt), le tout entrecoupé par une fanfare.
Arrive enfin le moment de la percée, puis, des vignerons qui sont dans la foule, nous servent du vin jaune. On remonte vers le village pour aller chez les vignerons, et là, il faut s’armer de patience car il y a de sacrées files d’attente, et comme toujours des gens qui ne comprennent pas le principe des files d’attente….

A la fin de la journée on a fait quelques découvertes (dont un délicieux Macvin fait avec des épices, selon une recette du XVI ème siècle), et un viticulteur qui sera présent la semaine prochaine au "salon des vignerons indépendants" (et oui, je remets ça dans une semaine!), donc j’achèterais à ce moment là pour pas trop m’encombrer.

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Un petit simulateur de tonneaux pour voir ce qui pourrait attendre certains (et pour refaire la déco intérieure…), et des alcootests pour récupérer les clés de voiture.

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On se dirige vers le lieu de rendez-vous pour reprendre le car à l’heure fixée, mais il y a un paquet de cars avant le notre et il faut attendre au bout de la file que les cars précédant soient chargés pour que le car suivant avance. Au bout d’un moment, on en a marre et on marche vers notre car. Une fois arrivé au bout de la file, on attend encore trois plombes les retardataires, qui sont, comme par hasard, ceux qui avaient attaqué au Pontarlier. A peine arrivés dans le car, ils sortent d’un énorme sac, des canettes de bière, puis ouvrent les bouteilles de vin qu’ils venaient d’acheter, et redécorent le caraux chips et cacahuètes, le tout en gueulant bien fort. En gros, les 2/3 du carsont complètement torchés et les "pauses vomi" remplacent les "pauses pipi" même si certains n’attendent pas pour parfumer le car.
Je dis pas que j’ai jamais picolé dans un car, mais la dernière fois, je devais avoir 16 ans, là, c’est quand même lamentable de voir des mecs de 30-40 ans se mettre minable dans un bus, et avec du bon vin en plus!!
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